26.11.2020 au 27.11.2020

Bérénice [annulé]

Théâtre
texte Jean Racine
adaptation et mise en scène Isabelle Lafon
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avec Karyll Elgrichi, Pierre-Félix Gravière, Johanna Korthals Altes, Judith Périllat
 
assistanat à la mise en scène Marion Canelas – lumière Jean Bellorini – costumes Nelly Geyres – stage à la mise en scène Ariane Laget

Aimer
Titus, empereur de Rome, aime Bérénice, reine de Palestine. Il a conquis Jérusalem, soumis son peuple et promis de l’épouser. Mais l’accession au trône oblige Titus à se plier aux lois de l’État qui refusent le règne d’une étrangère. Il doit renvoyer Bérénice, « malgré lui et malgré elle ». Comment lui dire ce désaveu ?
 
Cette tragédie de la maturité racinienne est remarquable par sa simplicité d’action. De ce jour où tout est dit – la trahison de Titus, l’amour d’Antiochus –, Racine écrit une pure tragédie politique et sentimentale, violente et sublime. Isabelle Lafon en livre une interprétation poignante. Après son adaptation de La Mouette et le triptyque Les Insoumises, elle s’attelle ici à la forme classique par excellence. Elle compose un groupe de cinq comédiens, un homme et quatre femmes, une distribution inattendue, capable de recevoir la confidence de Racine. Comme sur un ring, ils se font face. Les personnages apparaissent dans un espace construit de lumières sur un plateau magnifiquement dépouillé. Les acteurs portent cette langue dans tous ses états, à la fois extrêmement sophistiquée et hypnotique comme une litanie. « Cette Bérénice merveilleuse allie à la délicatesse du trait une intelligence de chaque seconde. » Télérama

RENCONTRE PHILOSOPHIQUE AUTOUR DU SPECTACLE BÉRÉNICE

Bérénice, de l’amour, des femmes, des hommes
avec Francis Fischer, lectures Emilie Wiest

Pourquoi Racine a-t-il si bien parlé de l’amour ?
Dans Bérénice, la tragédie la plus épurée et la plus touchante de Racine, on ne meurt pas, mais on souffre d‘amour et on parle. Un couple qui s’aime se sépare pour raison d’Etat. Un prince amoureux se désespère, un empereur se sacrifie, une femme se bat et finalement se résigne. Des êtres se cherchent et se fuient. Entre le silence et les cris, femme et hommes, malgré leurs différences et avec elles, affrontent ce mystère qu’est l’amour. Et pourtant de l‘amour tout semble avoir été dit, dans la plus grande poésie et la chanson la plus banale. D’ailleurs la philosophie n’a-t-elle pas relégué l‘amour dans la littérature.
Que peut-elle en dire aujourd’hui qui n’écrase pas le sentiment sous le concept ? Car peut-on philosopher ou penser sans amour. Si Racine nous touche encore aujourd’hui, si Bérénice n’est pas seulement un classique mais une leçon d’amour, alors il sera peut-être possible de penser que cette tragédie nous guide vers quelques pensées d’aujourd’hui, celles qui nous parlent des éclats d’amour qui résistent aux sombres temps.
MA. 06.10. 18H30 - Pôle média-culture de Colmar
Rendez-vous à l’auditorium au rez-de-chaussée du PMC
Entrée libre sur réservation par mail - jauge limitée : emmanuelle.bildstein@colmar.fr

Entrée par la rue du chasseur à partir de 18H15
Organisation selon les conditions sanitaires en vigueur

Durée du spectacle

1H15

Dates et horaires

GRANDE SALLE

JE 26.11.20 à 19H *

VE 27.11.20 à 20H

* Rencontre avec les artistes à l’issue du spectacle

représentation scolaire

27 novembre

Production

Théâtre Gérard Philipe, Centre dramatique national de Saint-Denis
Coproduction Les Merveilleuses, MC2 : Grenoble
Action financée par la Région Île-de-France